À propos

Le LaRGA (Laboratoire de Recherche du Geste Artisanal) a pour but de mener une réflexion et une série d’expérimentations autour du geste technique en artisanat d’art.

Le LaRGA est co-dirigé par l’Association Apprendre par corps.

Le LaRGA se compose comme suit :

– une expérimentation scientifique fournissant des données sociologiques afin de mieux connaître les figures du formateur et de l’apprenti en formation professionnelle métiers d’art, dans le but d’imaginer et de construire de nouveaux outils de transmission des métiers ;
– des vidéos de conservation des gestes et témoignages des artisans d’art ;
– un documentaire sur l’expérimentation LaRGA et la transmission du geste.

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Le LaRGA, imaginé dans le cadre d’une recherche doctorale en sociologie (Université Paris 3 – Laboratoire CERLIS), fait suite à un travail de terrain entamé en septembre 2016 dans un établissement pilote : L’Ecole La Bonne Graine.

Le LaRGA répond à un besoin : aborder la question de la formation professionnelle, en y intégrant, ce qui manquait jusqu’à présent, la question de la valorisation du corps.

Le secteur d’activité interrogé a souffert, jusqu’à ces dernières années, d’un manque de reconnaissance, notamment par un déni fait dans notre société à l’intelligence de la main et l’apprentissage.

Ce projet, en intégrant métiers d’art et art corporel, s’inscrit dans une nouvelle dynamique plus large, ouverte au monde et aux acteurs sociaux, qui doit faire une place plus importante et plus naturelle à la création par le geste.

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Un travail important sera réalisé autour de la main, à travers le « geste », essentiel dans le travail de l’artisan d’art ; mais le LaRGA a surtout vocation à pousser cette réflexion de « l’intelligence de la main » encore plus loin en questionnant la notion d’« intelligence du corps ».

Le LaRGA portera l’artisan d’art, formateur et apprenti, à l’acquisition d’une certaine prise de conscience du corps et du geste, facilitée par l’utilisation de la technique Decroux (mime corporel dramatique).

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Cela permettra à chacun de mener une réflexion sur le métier et la pratique professionnelle. Chacun conçoit différemment son travail et ses propres gestes ; l’étude des représentations permet d’engager l’acteur dans une prise de conscience portant ainsi à une meilleure connaissance de l’acteur en question et permet ensuite d’imaginer de nouvelles méthodes de transmission et d’apprentissage. Le geste devient alors un révélateur pour mieux saisir la complexité d’un processus de transmission/apprentissage d’un métier d’art.

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C’est par le corps que va passer la transmission, la compréhension, l’apprentissage, la répétition, etc. En étudiant le geste technique et donc le geste professionnel, on valorise ceux qui le réalisent – qu’ils le transmettent ou l’apprennent – et, par conséquent, on valorise les métiers et savoir-faire assimilés.

C’est donc une mise en lumière d’un patrimoine immatériel : celui de la gestuelle et du corps.

 

 

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